La construction sur remblais(البناء على الركام)


(BENOUIS DJAMEL EDDINE) #1

[COLOR=red][FONT=Univers Condensed][CENTER]La construction sur remblais[FONT=Verdana]


[COLOR=#000000]Il est quelquefois nécessaire d’ériger des constructions sur des
terrains où des matériaux ont été rapportés sur le sol d’origine.
L’existence d’un remblayage de cette nature est souvent bien connue des
indigènes, mais il arrive aussi que seule une exploration du sous-sol
en révèle la présence. Dans le cas où ces terrains doivent supporter
des fondations de bâtiments, plusieurs considérations viennent
compliquer le travail normal de dessin des plans de fondations et de
leurs constructions. Si, d’autre part, on construit en ignorant la
présence de matériaux d’apport, et si, par suite, on n’en tient aucun
compte lors des études, les conséquences de cette situation peuvent
être graves. On n’en connaît malheureusement que trop d’exemples et,
même lorsqu’on sait que les fondations reposeront sur des remblais, on
ne détermine pas toujours la nature exacte de ces derniers. Il en
résulte de sérieuses difficultés.

La littérature concernant cet aspect assez spécialisé du dessin de
fondations est très peu abondante. Au Canada, la proportion de
bâtiments dont les fondations reposent sur terrain rapporté est faible.
Le nombre de demandes de renseignements sur la question que reçoit la
Division des recherches en bâtiment n’en est pas moins élevé. Il
suggère qu’une étude du sujet et une revue des difficultés qui lui sont
associées pourrait être utile. Le présent digeste comporte une revue de
cette nature. Il contient également un bref exposé relatif au
comportement satisfaisant de constructions érigées sur des terrains
rationnellement remblayés. La dernière partie du digeste confirme que,
sauf cas tout-à-fait exceptionnels, il n’existe pas d’empêchement à la
construction sur terrain d’apport. Toutes les fois qu’un terrain
contenant des matériaux rapportés quelconques doit être utilisé pour
l’exécution d’un projet de construction, une investigation
exceptionnellement approfondie est nécessaire.[/color][/font][/center]
Nature du matériau rapporté[FONT=Verdana]

[COLOR=#000000]Aucun lecteur n’ignore le fait que, dans les régions en cours
d’aménagement, les creux de terrain, tels que carrières dont
l’exploitation a cessé, ou excavations abandonnées, sont utilisés par
la population pour se débarrasser des rebuts. A moins qu’une
surveillance sévère ne soit exercée sur ce genre d’opérations, les
matériaux de comblement sont hétérogènes à l’extrême. On rencontre
partout, semble-t-il, des individus prêts à se débarrasser de leurs
ordures ménagères dans des endroits aussi proches que possible de leurs
demeures, sans le moindre souci des conséquences déplaisantes qui en
résultent pour le public. C’est ainsi qu’il existe une très élégante
solution au problème consistant à faire disparaître une vieille
automobile inutilisable. Il suffit, par une nuit sombre, de précipiter
le véhicule dans une vieille carrière. Si des faits de ce genre, connus
de tous, sont volontairement mentionnés ici, c’est dans le but de
rappeler au lecteur qu’un terrain rapporté peut en pratique contenir à
peu près n’importe quoi. L’auteur de ces lignes s’est trouvé avoir à
transformer un remblai en jardin: il y a découvert une partie d’un
vieux châlit. Il importe donc de comprendre que, dans le cas de
terrains rapportés, on peut s’attendre à tout, sauf si l’on possède la
certitude absolue que le comblement a été effectué avec des matériaux
sélectionnés et sous strict contrôle.

Même dans le cas où la nature des matériaux déposés sur des
emplacements à combler peut être ainsi contrôlée, il est rare qu’une
méthode rationnelle de déversement puisse être imposée. La méthode de
dépôt des bons matériaux de remplissage, tels que sable, gravier ou
argile, consiste ordinairement à vider une benne par l’arrière. A
mesure que le volume de matériaux déversés augmente, et que des camions
chargés passent sur le remblayage nouvellement formé, ce dernier
acquiert progressivement un aspect assez compact. Il s’en faut
cependant qu’il soit convenablement tassé. Contrairement aux mêmes
matériaux dans leur état naturel, on est en présence de matériaux non
consolidés, sujets à futurs tassements soit avec le temps, soit sous
l’effet des charges appliquées. Les constructions sont en conséquence
destinées à s’enfoncer dans le remblayage à moins qu’en établissant
leurs plans, on n’ait pris les mesures nécessaires pour éviter
l’éventualité de tels accidents.

Dans les villes les plus anciennes d’Europe et dans quelques parties
de l’Amérique du Nord, il arrive que certaines zones soient couvertes
de matériaux rapportés consistant en débris de maçonnerie accumulés du
fait des destructions successives d’anciens bâtiments. En
Tchécoslovaquie par exemple, la ville de Prague a existé en tan que
région urbaine pendant plus de mille années. En quelques endroits de la
ville, il existe une couche de matériaux rapportés de natures diverses
dont l’épaisseur atteint 8 mètres (26 pieds). La ville de Varsovie
offre un exemple encore plus remarquable. Après sa démolition totale au
cours de la seconde guerre mondiale, elle a subi une reconstruction
complète très réussie. Lorsqu’ils décrivent ce gigantesque travail, les
ingénieurs polonais déclarent, presque avec le sourire, que l’altitude
de la ville est aujourd’hui supérieure d’environ 2 mètres à celle
d’avant-guerre. C’est en effet sur le remblayage formé par les débris
provenant de la destruction de la ville d’avant-guerre qu’a été
exécutée la reconstruction. Ces exemples constituent naturellement des
cas extrêmes. Ils n’en sont pas moins utiles, car ils rappellent que,
même au Canada, des terrains à bâtir situés au centre des villes
peuvent être couverts d’éléments rapportés provenant de bâtiments
précédemment existants.[/color][/font]
La nature des matériaux existant dans les terrains rapportés sur[FONT=Verdana]
[COLOR=#000000]lesquels on se propose de construire peut être très variée. L’un des
cas les plus dangereux se présente lorsque des matières organiques
telles que des ordures ménagères sont incluses dans le remblai. Il
existe d’ailleurs d’autres sources moins visibles de matières
organiques. Certains produits, à l’état solide lorsqu’ils sont déposés,
se décomposent avec le temps. Il existe une forte probabilité pour
qu’ils engendrent des produits gazeux de décomposition, en particulier
du méthane, qui non seulement ont des odeurs déplaisantes, mais en
outre créent un danger d’explosion. Il existe des procédés modernes,
d’un emploi général, pour se débarrasser hygiéniquement des résidus
urbains en les utilisant au remblayage des terrains. Ce genre de
matériau constituera donc de plus en plus un trait caractéristique des
terrains de remblayage. En même temps, cependant, les terrains
récupérés par les méthodes hygiéniques de comblement sont presque
toujours destinés à constituer des parcs publics. Les dangers signalés,
dont l’importance est toujours limitée, n’auront donc pas dans ce cas
de sérieuses conséquences. C’est seulement lorsque du méthane, par
exemple, est retenu captif dans des endroits clos tels que sous-sols,
que le danger devient sérieux au point d’exiger son immédiate
élimination.

Certaines fabrications industrielles produisent de grandes quantités
de déchets qu’on est obligé d’évacuer et d’utiliser comme matériaux de
comblement. Beaucoup de Canadiens sont familiers avec la vue nocturne
des grands crassiers de Sudbury. Les procédés d’affinage appliqués dans
les usines d’aluminium produisent de grandes quantités de résidus
rouges, ordinairement dirigés sur des bassins de sédimentation. Ces
procédés et d’autres similaires peuvent aussi donner des produits
solides qui semblent constituer des matériaux acceptables de
comblement. Il est dans tous les cas important de déterminer l’origine
de remblayages industriels de cette nature, dont la composition
chimique peut jouer un rôle déterminant.[/color][/font]
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جزاك الله خيرا ولكن يا حبذا لو تعطينا على الاقل نبذة باللغة العربية عن الموضوع